Le point sur l'enquête du BST sur l'accident mettant en cause un Mitsubishi MU-2B survenu aux Îles-de-la-Madeleine (Québec)
Dartmouth (Nouvelle-Écosse), le 1er avril 2016 – Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) poursuit son enquête indépendante sur l'accident d'aéronef survenu le 29 mars 2016 aux Îles-de-la-Madeleine (Québec).
Ce que nous savons
- Le contrôle de la circulation aérienne de Moncton a autorisé l’aéronef pour une approche aux instruments sur la piste 07 de l’aéroport des Îles-de-la-Madeleine.
- Les observations préliminaires semblent indiquer que l’aéronef avait une légère assiette de cabré et que les ailes étaient presque à l’horizontale au moment de l’impact. Il faudra effectuer une analyse plus poussée de l’assiette de l’aéronef au moment de l’impact.
- L’épave et les débris sont circonscrits dans une aire de 150 mètres sur 150 mètres. L’aéronef s’est immobilisé à environ 91 mètres du point d’impact initial.
- Les évaluations préliminaires indiquent que les moteurs fonctionnaient au moment de l’impact.
- L’enquête se penchera sur des événements antérieurs mettant en cause ce type d’aéronef, et les mesures de sécurité prises au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays à la suite de ces événements.
- On croit qu’un dispositif de suivi GPS avait été installé à bord de l’aéronef. L’équipe le récupèrera aux fins d’analyses plus poussées.
- Les approches et les atterrissages sont des étapes du vol durant lesquelles se produisent un grand nombre d’accidents. L’enquête prêtera une attention particulière à cet enjeu de la Liste de surveillance.
Travaux entrepris jusqu’à maintenant
Une équipe d’enquête du BST composée de sept membres se trouve sur les lieux. Jusqu’à maintenant, l’équipe a réalisé les activités suivantes :
- Presque terminé l’examen du site de l’accident et la prise de photographies;
- Obtenu les premiers témoignages recueillis par la Sûreté du Québec. L’équipe pourrait mener des entrevues supplémentaires auprès de certains témoins oculaires si elles s’avèrent nécessaires;
- Pris des photographies de l’épave et obtenu des images aériennes de la Garde côtière canadienne;
- Nommé un membre de l’équipe du BST pour assurer la liaison avec les familles.