Bell Helicopter annonce qu’elle déplace la production du Bell 505 de l’usine de Lafayette à celle de Mirabel.
Cette déclaration en anglais du président et chef de la direction, Mitch Snyder, a fait bondir de joie les 400 à 500 employés présents à ce moment. C’est avec une longue salve d’applaudissements et de cris de joie que ces derniers ont exprimé leur soulagement de voir prendre fin la longue descente vers le bas de leur usine. Le soulagement était bien visible sur les visages. Voici d’ailleurs ce que m’a raconté un employé qui comptait 30 ans de service au sein de l’entreprise : « Même si, avec mon ancienneté, je n’avais rien à craindre pour mon poste, je songeais à prendre ma retraite, car avec toutes les mises à pied qu’on a eues, l’ambiance était devenue difficile à supporter. Cynthia est proche de ses employés et elle nous consulte de temps à autre (il parle de Cynthia Garneau, qui a été nommée présidente de Bell Helicopter Canada en février dernier), pis quand elle a été nommée présidente, elle est venue me voir, pis là j’y ai dit : "Cynthia, trouve-nous un nouveau mandat et ça presse." » Les employés de Mirabel étaient tous très heureux de pouvoir compter sur leur présidente hier.
La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, était présente pour l’annonce et a mentionné qu’entre la première rencontre qu’elle avait eue avec Bell Helicopter et l’annonce d’hier, il ne s’était écoulé que six semaines. Ce qui est très court pour ce genre de décision. Cette annonce est une bonne nouvelle non seulement pour Bell Helicopter, mais pour toute la grappe aérospatiale de Montréal, qui pourra compter sur le retour en santé d’un de ses leaders. Notons que Bell va aussi transférer la fabrication de composantes de divers modèles d’hélicoptère qui sont fabriquées par des sous-traitants à l’usine de Mirabel. Bell s’est aussi engagée à confier le mandat de faire la conception, la recherche, le développement et les essais en vol du prochain hélicoptère civil qu’elle construira.
Même si l’annonce d’aujourd’hui ne règle pas la question des faibles ventes dans l’industrie de l’hélicoptère, elle permet à l’usine de Mirabel de se positionner quand la reprise se présentera.