C’est ce qu’a déclaré le président de Bombardier Avions commerciaux, M. Fred Cromer, au cours d’une entrevue qu’il a donnée à l’agence de presse Reuters. Il n’y a rien de surprenant dans cette déclaration, qui vient en fait renforcer les rumeurs d’une possible commande de C Series de la part de JetBlue ou de British Airways, même si cette dernière n’en est pas une. Ce n’est probablement pas British Airways elle-même qui ferait l’acquisition des C Series, mais plutôt une autre filiale du groupe IAG, dont fait partie British Airways, Vueling, qui est le transporteur à rabais du groupe. La confusion viendrait peut-être du fait que l’actuel PDG du groupe IAG, Willie Walsh, était le PDG de British Airways avant la fusion avec Iberia.
Voici une définition de base de ce qu’est un transporteur à rabais :
Un transporteur à rabais se définit par une structure de coût moindre qui lui permet d’offrir des tarifs nettement inférieurs à ceux des autres transporteurs. Pour y arriver, il utilisera la recette suivante en partie ou en entier :
- Exploitation d’un seul type d’appareil.
- Utilisation optimale des appareils avec des sièges plus petits et plus rapprochés.
- Tarif unique avec une seule classe.
- Vols de point à point seulement sans connexions.
- Opère à partir d’aéroports secondaires et évite les grands aéroports aux frais élevés.
- Jeune entreprise avec une structure salariale basse.
- Gestion dynamique et innovatrice.
- Utilisation de l’internet comme outil principal pour la vente de billets et la promotion.
- Cible une clientèle bien précise qui cherche d’abord de bons prix.Le client achète le siège seulement et doit payer des extras pour les bagages, la nourriture, etc.
Lors de la même entrevue avec Reuters, M. Cromer a reparlé du CS500 et du fait qu'il pouvait utiliser les ailes du CS300, ce qui permettrait de limiter les coûts de développement, alors que nous ne sommes plus qu'à quelques jours du Salon de Farnborough. Comme M. Cromer avait fait la même chose l'an dernier juste avant Le Bourget, il faut se questionner à savoir si le CS500 n'est pas un os que Bombardier jette aux journalistes afin d'éviter de trop parler des commandes éventuelles qui ne seront pas au rendez-vous durant la grande kermesse annuelle de l'aéronautique.
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