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Aero Nouvelle

C Series, tout un accomplissement

Aero Nouvelle

 

Bombardier a confirmé hier que le programme d’essai en vol du C Series était maintenant terminé. Il ne reste plus maintenant aux employés de Transports Canada qu’à passer au travers de la volumineuse paperasse afin d’approuver le nouvel avion. J’espère que ce sera fait avant la fin de l’année.

 

Je tiens d’abord à féliciter toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à cet extraordinaire avion qui va changer la donne dans le marché des avions monocouloirs. Quand on regarde la longue liste d’innovations qu’apporte le C Series, il ne fait pas de doute dans mon esprit que c’est de loin la plus grande réalisation de génie industriel a avoir été faite au Québec. Dans quelques années, la très grande majorité des Québécois parleront fièrement du C Series et de Bombardier. Tous vous diront alors qu’ils ont toujours su que cet avion allait connaître le succès. Cet avion a tellement de potentiel qu’il pourrait façonner le Québec industriel du 21e siècle.

 

Réparation aile CS100

 

Au fil des décennies, Bombardier Aéronautique s’est forgé une réputation de fiabilité et de qualité que ses compétiteurs rêvent d’atteindre. Peu importe la pièce qu’ils fabriquent ou l’avion qu’ils assemblent, les employés de cette entreprise sont fiers d’accomplir leur travail avec minutie et précision. Je pense que la personnalité de rigueur, d’excellence, d’innovation et d’audace de Laurent Beaudoin est encore bien présente dans tous les recoins de cette entreprise. Alors que la plupart des nouveaux avions peine à atteindre les performances promises, le C Series les a non seulement toutes satisfaites, mais il les a toutes dépassées avec brio. Ce qui est un exploit dans le domaine de l’aéronautique. Bombardier est une entreprise qui voit grand et qui nourrit de grandes ambitions. Ces ambitions sont démesurées aux yeux de certains, mais pour devenir un géant, il faut avoir l’appétit d’un géant. Je pense que dans vingt ans, on ne parlera plus de Bombardier comme d’un combat de David contre Goliath, mais de David devenu Goliath.

 

Déclinaisons possibles du C Series

 

Mais comme la Caramilk, le C Series contient un mystère, et c’est celui de la charge maximum que ses ailes peuvent supporter. À moins que je ne me trompe, c’est le seul avion de ligne dont les ailes ne se sont jamais brisées lors du test de charge maximum. Le point de rupture des ailes est une donnée importante et sera déterminant pour l’avenir de la gamme d’avions C Series. Car si les ailes du CS300 peuvent être utilisées pour un éventuel CS500, cela représenterait des économies substantielles dans les coûts de son développement. C’est une évidence pour tout le monde dans l’industrie que le C Series finira par grandir un jour et faire compétition à l’A320 et au B737.

 

Si la conférence de Paris qui va bientôt s’ouvrir débouche sur des engagements fermes et l’obligation de réduire les émissions de polluants dans l’atmosphère, le C Series pourrait s’avérer le choix tout indiqué pour les compagnies aériennes. Les commandes finiront bien par se concrétiser. Au risque de me répéter : « Longue vie et prospérité au C Series. »

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