JetBlue est une compagnie aérienne atypique dans la mesure où elle offre des tarifs compétitifs tout en étant une championne du service à bord. Elle est aussi une première de classe en matière de développement durable. JetBlue déploie beaucoup d’efforts pour réduire ses émissions de CO2 et prend des mesures compensatoires comme subventionner la plantation d’arbres pour la portion de ses émissions qu’elle ne peut réduire. La politique environnementale qu’applique volontairement JetBlue fait en sorte qu’il lui est très coûteux de faire des choix qui sont plus polluants.
En tenant compte des objectifs de réduction de CO2 de JetBlue, on constate que le remplacement des E-190 par des CS100 légèrement plus gros, mais moins énergivores, lui permettrait de contribuer à son objectif de réduction. Si elle devait opter pour le CS300, cela lui permettrait alors de maintenir ses émissions à peu près au niveau actuel tout en augmentant le nombre de sièges disponibles de façon substantielle. Par contre, si JetBlue décidait d’y aller avec des A320neo, qui sont plus gros et plus énergivores que le C Series, elle devrait dépenser plus en mesures compensatoires afin de maintenir ses objectifs, et c’est sans compter qu’elle perdrait beaucoup de flexibilité pour les routes les moins achalandées.
Avec JetBlue, la prédominance du critère environnemental donne donc un certain avantage au C Series pour ce qui est du prix, à moins qu’Airbus ne décide encore une fois d’offrir ses avions à un prix qui défie toute logique et toute compétition. Mais dans le passé, ce sont des A320ceo qu’Airbus a soldés pour barrer le C Series, jamais elle n’a offert d’A320neo à très bas prix. Reste donc à savoir qui, d’IAG (British Airways) ou JetBlue, a le plus besoin du C Series.
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