Même si les autorités concernées ont confirmé la provenance du flaperon retrouvé aux îles de la Réunion, nous sommes encore bien loin de savoir ce qui s’est passé à bord du vol MH370.
Une première évaluation du lieu de l’écrasement du B777, basée sur la dérive de la pièce retrouvée, indique qu’il se serait bien écrasé dans l’océan Indien, mais au nord de la zone de recherche actuelle. Par contre, la grande imprécision de la méthode utilisée ne permet pas de conclure que ce serait le bon endroit. Il faudra retrouver d’autres débris afin d’améliorer le niveau de précision. C’est à ce moment seulement que les autorités pourront prendre la décision de déplacer ou non la zone de recherche.
Une fois que l’épave aura été retrouvée, il faudra déterminer la meilleure méthode de récupération. Il se pourrait bien que l’avion se soit brisé en milliers de petits fragments et que la récupération des boîtes noires soit impossible. L’océan étant profond, la récupération prendra des mois avant de donner des résultats, peu importe dans quel état se trouve l’épave.
Viendra ensuite la longue et complexe analyse des éléments de preuve qui auront été retrouvés. Cet exercice dure rarement moins d’un an et prend souvent près de deux ans.
Pour que la cause soit connue dans deux ans, il faudrait que de nouveaux débris du vol soient trouvés dans les semaines à venir et qu’ils permettent de focaliser les recherches d’ici deux ou trois mois.
Par contre, le fait d’avoir retrouvé ne serait-ce qu’un débris provenant du vol MH370 permet d’éliminer la théorie farfelue d’un enlèvement et que l’avion se serait posé sur une petite île.

