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Aero Nouvelle

Mise à pied chez Bombardier, l’AIMTA publie un communiqué

Aero Nouvelle

 

 

Tout comme nous publions dans leur intégralité les communiqués de Bombardier, nous partageons le communiqué que l’AIMTA a publié cette après-midi à la suite des dernières mises à pied de Bombardier :

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Association Internationale des Machinistes et des travailleurs de l'Aérospatiale
Communiqué de presse  
Pour diffusion immédiate 

Lettres de mises à pied distribuées chez Bombardier

Montréal, 26 aout 2016 - La distribution de lettres de mises à pied aux employés de Bombardier frappe de plein fouet l’industrie aérospatiale québécoise et ses travailleurs. « C’est une triste journée pour nos membres et leurs familles. Au cours des prochaines semaines, nous allons travailler pour trouver des moyens de maintenir ces gens au travail. Dans de pareilles circonstances, notre rôle est de tout faire pour minimiser les dégâts », déclare le président de la Section locale 712 de l’Association Internationale des Machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’Aérospatiale (AIMTA) Yvon Paiement.
Il y a quelques mois, des représentants de la Section locale 712 avaient discuté avec l’employeur afin de diriger des travailleurs ciblés par les mises à pied vers des formations qui combleraient les besoins de l’entreprise. Encore une fois, le syndicat devra revendiquer auprès de l’employeur la nécessité d’aménager un plan d’urgence pour tenter de sauver des emplois. « À chaque fois que nous devons réaliser ce genre d’opérations, cela crée de l’incertitude et de la frustration chez les travailleurs. C’est comme s’ils étaient pris dans un étau. C’est loin d’être une situation intéressante, mais nous nous devons d’agir pour minimiser les pertes d’emplois dans le court terme », explique M. Paiement.
Délocalisation
Les nuages gris continuent de s’accumuler au-dessus des travailleurs québécois de l’aérospatiale. Lors d’un communiqué de presse diffusé en octobre dernier, l’AIMTA avait annoncé que 10 000 emplois étaient à risque dans le secteur de l’aérospatiale si rien n’est fait pour inverser la tendance. Malheureusement, depuis ce cri d’alarme, bien peu de gestes concrets ont été réalisés pour protéger directement les emplois.
« Je suis frustré et déçu de voir que c'est encore les travailleurs qui payent pour le manque de volonté politique de nos gouvernements et le manque de loyauté des entreprises à l’égard de leur main-d’œuvre, s’indigne le coordonnateur québécois de l’AIMTA David Chartrand. Le gouvernement semble déjà avoir lancé la serviette à propos du maintien de la protection et la promotion des emplois dans le secteur manufacturier. Dernièrement, on a vu le gouvernement provincial donner un appui financier d’un milliard de dollars à Bombardier sans exiger de garantie d’emplois ferme. Ensuite, on a vu le gouvernement fédéral se plier à la volonté d’Air Canada en éliminant des mesures de protection d’emplois en maintenance d’aéronefs qui ont confirmé la perte de 2 500 emplois. Nos gouvernements créent les conditions qui rendent nos emplois précaires. L'élastique des travailleurs québécois est étiré au maximum, il va falloir que nos gouvernements le comprennent. Des deux côtés de la clôture, tant chez nos élus que chez les entreprises, il faut avoir l’audace de faire mieux pour les travailleurs d’ici et il ne faut pas juste le dire, mais le faire. En ouvrant la porte à la délocalisation, nos gouvernements sont en train de nous appauvrir collectivement et individuellement comme société au profit des multinationales. »
L’AIMTA entend mettre de la pression sur les deux paliers de gouvernement afin que des mesures concrètes de protection des emplois viennent contrecarrer les gestes de délocalisation abusive. « N’oublions pas que les travailleurs sont les réels créateurs de  richesses dans notre société. Nous ne pouvons pas nous garantir une bonne santé sociale et économique seulement en misant sur des sièges sociaux et de la recherche et développements. Le gouvernement doit mettre en place un plan global pour l’industrie manufacturière qui inclut des mesures de protection d’emplois pour toutes les classes de travailleurs», conclut David Chartrand.

L’AIMTA représente 15 000 membres au Québec, et plus de 50 000 au Canada, dont 16 000 dans l’industrie aérienne et aérospatiale.

Il est le plus important syndicat des travailleurs de l’industrie aéronautique au Monde.

 

 

 

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