Nouvelle règlementation et l’avenir du transport aérien régional au Québec : Sherbrooke
Aero Nouvelle
En 2013, plus de 1,5 million de passagers canadiens se sont rendus au sud de la frontière pour prendre l’avion aux États-Unis; ces voyageurs sont constamment à la recherche du meilleur prix. Au Canada, les frais aéroportuaires constituent environ 35% du prix total d’un billet d’avion. L’aéroport de Montréal-Trudeau, par exemple, verse plus de 85 millions de dollars par année en redevances de location au fédéral et en taxe foncière à la Ville de Montréal, ce qui représente un peu plus de 20% de son budget annuel.
Un aéroport municipal comme celui de Sherbrooke n’a pas de loyer ni de taxe foncière à verser, ce qui le rend plus compétitif. Grâce à des frais aéroportuaires beaucoup moins élevés, il pourrait être avantageux d’y prendre l’avion plutôt que de se déplacer à Plattsburgh ou à Burlington. Reste à savoir si un transporteur canadien ou américain serait intéressé à desservir les États américains du sud à partir de Sherbrooke.
Dans le passé, WestJet a déjà montré de l’intérêt pour desservir Sherbrooke avec des Q400. Par contre, il n’est pas sûr que cet intérêt soit encore présent. Des tentatives passées d’une liaison Sherbrooke-Toronto se sont avérées un échec commercial. Pour y attirer une compagnie, c’est toute la communauté d’affaires et la communauté politique qui devront se mobiliser afin d’amener un volume de passagers suffisant pour que la liaison soit rentable.
Dans le prochain texte, je vais parler du cas de Bromont.
