Nouvelle règlementation et l’avenir du transport aérien régional au Québec : Trois-Rivières
Aero Nouvelle
De tous les aéroports régionaux du Québec qui bénéficieront des nouvelles règles pour la désignation, l’aéroport de Trois-Rivières est celui qui a le plus grand potentiel.
En 2010, Sunwing avait participé à une étude de marché afin d’établir des vols vers les destinations soleil durant l’hiver. Il faut donc s’attendre à ce que l’administration aéroportuaire fasse sa demande d’ajout à la liste des aéroports désignés et que des passagers s’envolent vers le sud dès la prochaine saison hivernale. Si les autorités de l’aéroport de Trois-Rivières n’ont pas garanti l’exclusivité des meilleures destinations à Sunwing, comme cela s’est fait dans d’autres aéroports au Québec, Air Transat et Air Canada Rouge ne sauraient tarder avant d’aller rejoindre Sunwing.
Le plus gros atout de l’aéroport de Trois-Rivières est que son emplacement géographique lui donne accès à un important bassin de population, plus que tout autre aéroport au Québec. Sa clientèle cible englobe les régions de Montréal, Québec, Sherbrooke, l’Estrie, la Montérégie, des Basses-Laurentides et de la Mauricie bien entendu. Plus de cinq millions de personnes restent à moins de deux heures de l’aéroport de Trois-Rivières.
Comme Trois-Rivières est un aéroport municipalisé, sa structure de coûts est inférieure et avec une piste de 9000 pieds, elle peut accueillir des gros porteurs. En fait, ce serait l’endroit idéal pour y établir un transporteur à rabais capable de desservir le Canada et les États-Unis. Malheureusement, il n’y a pas au Canada de transport à rabais; Sunwing et Westjet ne sont pas des transporteurs à rabais. Il faudrait voir si des compagnies comme Southwest, Jetblue ou encore Allegian Air seraient intéressées à la frontière du côté nord.
Pour les gens qui ont des doutes, sachez qu’à chaque fois qu’Air Transat ou Sunwing affichent des prix moyens de 25$ inférieurs pour une même destination pour un départ de Montréal ou de Québec, les deux compagnies constatent un déplacement significatif de passagers vers l’aéroport affichant le prix le plus bas. Au Québec, pour près de 200 000 passagers par année, la recherche du meilleur prix justifie qu’ils se rendent au sud de la frontière pour prendre l’avion du côté américain.
