En jetant un coup d’œil rapide à la liste des acheteurs du C Series, il est évident que ce dernier est plus populaire en Europe qu’aux États-Unis. La liste ne comporte qu’un seul client américain contre six clients européens, quatre du Moyen-Orient et un d’Asie.
Il faut d’abord se rappeler que la règlementation environnementale en Europe pénalise les transporteurs aériens en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques. Ces derniers doivent donc remplacer leurs vieux avions plus rapidement, et ce, même si le prix du pétrole devait rester bas encore longtemps.
Dans le créneau des avions de 110 à 150 passagers, le rayon d’action de plus de 3000 milles nautiques permet au C Series de relier entre elles des villes moins populeuses sans avoir à passer par un hub. Les grandes compagnies aériennes américaines utilisent encore beaucoup les hubs pour relier entre elles ces villes et n’ont pas d’intérêt pour de nouvelles liaisons directes à court terme.
Le fait que les transporteurs du Moyen-Orient s’intéressent au C Series s’explique aussi par son rayon d’action étendu. Il peut en effet relier directement entre elles des villes du Moyen-Orient ou du nord de l’Afrique à des villes de l’Europe.
CS300
Le 29 juin dernier, je mentionnais qu’United Airlines serait probablement le prochain client du C Séries; disons que je serais aujourd’hui moins surpris si une compagnie européenne passait une commande avant United Airlines. Cette dernière sera certainement la première grande compagnie aérienne américaine à faire l’acquisition du C Series, mais il faudra attendre que le prix du pétrole soit en forte hausse avant qu’un deuxième transporteur d’importance ne se manifeste au pays de l’Oncle Sam.

