Quand j’ai jeté un coup d’oeil aux annonces importantes qu’a faites Bombardier dans son secteur aéronautique au cours de la dernière année, j’ai remarqué qu’il se dessine clairement une tendance à les rapprocher de la journée du dévoilement des résultats trimestriels, si ce n’est pas la journée même. Par conséquent, dire que Bombardier va procéder à une annonce d’importance d’ici là ne relève pas de la sorcellerie, mais bien de la simple déduction. Pour ce qui est de savoir laquelle, là encore, pas besoin d’être sorcier.
À partir de la semaine précédant le budget fédéral, les journalistes ont commencé à talonner les ministres fédéraux afin de savoir si le gouvernement avait statué sur la demande d’aide que Bombardier avait faite. Bien que généralement très évasives, les réponses contiennent toujours quelques bons mots au sujet du C Series ou encore de l’importance de l’industrie aérospatiale dans l’économie canadienne. Il devient de plus en plus évident que le gouvernement fédéral a choisi de venir en aide à Bombardier et au C Series et que l’annonce d’une aide est retardée volontairement. Remarquez qu’au cours des derniers mois, les pro et anti-aide n’ont pas changé d’idée sur le sujet. Par contre, plus longtemps la nouvelle traîne dans les médias, moins la réaction des opposants sera vive le jour de l’annonce. Certainement que d’annoncer une autre commande de C Series en même temps mettrait plus en valeur son potentiel et donnerait une meilleure perspective au choix du gouvernement. Mais Bombardier ne peut tout simplement pas inventer de commande. Donc rien ne garantit qu’il y aura commande d’ici le 20 avril. Mais Bombardier, ce n’est pas seulement le C Series, c'est aussi le Q400 dont je parlerai demain.
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